Des tics et des vices

On raconte beaucoup de choses au sujet des tics sans toujours savoir à quel saint se vouer. Quelle est la vérité sur ces mauvaises habitudes qui gâchent la vie de trop de chevaux et de leurs cavaliers ?

Tics en stock

Un tic est une mauvaise habitude. Quand elle devient trop envahissante et va jusqu'à affecter l'état de santé du cheval, on parle bien souvent de vice. Ce dernier peut parfois être rédhibitoire et faire annuler une vente. Il s'agit donc de problèmes très sérieux, à négliger sous aucun prétexte !

Chez le cheval, on distingue une grande variété de tics différents. Certains sont légers et relativement sans gravité. Ce sont par exemple les chevaux qui lèchent es murs de leur box, tirent la langue ou émettent des bruit bizarres. En revanche, d'autres sont beaucoup plus sérieux. Le tic à l'appui dans laquel l'animal pose ses incisives sur une surface dure avant d'avaler bruyamment de l'air est un des plus connus. Le tic de l'ours désigne un cheval qui se balance sans cesse d'un pied sur l'autre, comme un ours en cage. D'autres tournent dans leur box, rongent du bois ou avalent de l'air sans appui.

A cheval aussi !

Lorsqu'on parle de tic, on pense le plus souvent à l'écurie. Ce sont en effet les chevaux enfermés qui tiquent le plus souvent. Cela dit, s'il est rare qu'un cheval développe un tic au pré, il peut arriver qu'il conserve sa manie lorsqu'on le met en pâture. Un tic bien ancré est très difficile à faire passer !

Plus rares sont les chevaux qui tiquent montés. Certains poussent pourtant le "vice" jusque-là et développent même des tics particuliers à cette période. Certains émettent de drôles de bruits pendant le travail, d'autres sortent constamment la langue, semblant faire la grimace aux spectateurs. En fait, ce dernier tic devient vite une défence, si on n'y prend pas garde. Malin, le cheval réalise rapidement que passer ainsi sa langue par-dessus le mors lui permet d'échapper aux aides du cavalier !

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Un cheval "bien dans ses fers" ne tique pas...

Soigner les tics est très difficile, surtout s'ils sont présents depuis longtemps. Les méthodes "dures" (collier anti-tiqueur, box électrifié...) peuvent sembler efficaces un temps, mais ne font qu'aggraver la détresse du cheval et ne traitent que ses symptômes. En fait, si la prévention est le meilleur remède, agir après coup doit se faire sur les mêmes critères : en changeant l'environnement et le mode de vie du cheval pour qu'il se sente enfin bien dans sa peau et n'éprouve plus le besoin de tiquer. S'il s'ennuie, on lui offrira de la compagnie et des plages de jeu avec ses congénères. On peut aussi metre des jouets dans son box et lui donner du foin à volonté pour l'occuper. S'il est stressé, on lui trouvera un endroit calme avec des compagnons avec qui il s'entend bien. Modifier son emploi du temps est également une bonne idée. Enfin, sache qu'on n'a jamais recontré de cheval sauvage qui tique. C'est donc bien le mode de vie inadapté que lui fournissent parfois les humains qui rend le cheval malheureux au point de nuire à sa propre santé.

Tic ou défense ?

Il ne faut pas confondre tic et défense. Si un tic dénote généralement un malaise mental, la défense est, elle, très souvent le symptôme d'un problème physique (inconfort ou douleur), parfois un signe de peur. Dans tous les cas, alors que le tic n'engage que le cheval (il tique en général seul), la défense s'exerce contre un ordre donné par le cavalier ou une action de sa part : cheval qui se cabre lorsqu'on lui demande d'avancer, qui rue lors du départ au galop, qui mord au pansage ou bouge au montoir, etc. Comme pour les tics, il est indispensable de bien comprendre la cause d'une défense du cheval avant de tenter de la combattre. La mauvaise volonté est en effet une cause très rare !

Pourquoi tique-t-il ?

Un cheval qui tique est un cheval malheureux. Son mode de vie est trop éloigné de ses besoins naturels et il trompe son ennui, son stress ou son mal-être en prenant de très mauvaises habitudes. Celle-ci deviennent très vite ancrées dans son comportement et extrêmement difficiles à faire passer. Il vaut donc mieux prévenir que tenter de quérir. En effet, outre leur côté étrange et désagréable et la rapide dégradation du matériel utilisé par le cheval, ces manies affectent bien souvent la santé de ce dernier. Celui qui ronge du bois ou tique à l'appui s'use vite les incisives, jusqu'à avoir beaucoup de mal à s'alimenter. Celui qui se balance ou tourne sans cesse dans son box se fatigue beaucoup et peut s'abimer les tendons et les articulations.Celui qui avale de l'air s'en rempli l'estomac et perd vite son appétit et sa condition physique. Celui qui botte les murs peut se blesser gravement.

Le simple fait de tiquer prouve que le cheval est malheureux, ce qui, tu en conviendras, est déjà tout à fait inadmissible !

Commentaires (1)

1. Demarest Lorianne 06/04/2011

Bonjour, je voulais savoir quand un cheval tique mais juste apres avoir manger quelques choses ? une pomme, carotte, sa portion de grannulé, friandises .. ects. Est ce que ce veux egalement dire qu'il est malheureux ? parce qu'il va souvant au près, et on lui porte beaucoup d'attention. Donc je ne comprend pas vraiment pourquoi il fait sa.
merci de votre reponse.

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